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DANIEL GARBADE LA PRESSE | ||||
| ENCRES DE CHINE AUTOUR DU "FAKEBOOK" Ginger Danto Dans le comportement quotidien, un simple geste suggère de vastes émotion. Joie, souffrance, amour, colère, regrèt, rejèt, tension, soumission. Un bras tendue vers l'autre signifie désir, bras invitation. La main dressée, perpendiculaire au poignet bâtit la métaphore de l'obstacle. Ouverte et tournée vers le sol, elle représente innocence et interrogation. La parole est loin d'être essentielle pour s'exprimer, quand tout un langage se dessine par le corps, toute nuance, souvent involontaire, par un trait.( - ) Dans l'art, le dessin demeure la téchnique la plus fidèle pour illustrer le langage muet de la physionomie. Un trait par-ci, un autre par-là tracent sur la page blanche l'image symbolique d'un sens, d'une sensation. Ainsi le dessin "simple", si mal jugé, est aussi fidèle à son sujet qu'un tableau élaboré de couleurs et d'illusion. L'un n'ést pas après tout, plus "vrai" que l'autre. Ainsi le dessin de Daniel Garbade, sans retouches ou couches obscures, distille l'idée dans ses apparences essentielles et de quelques contours spontanés suggère un univers.(-) (Paris,Mai1992) |
Tribune de Genêve Tribune des Arts Mars 2000Un Suisse dans le métro de Madrid(S.T.)Pour célébrer les 80 ans du métro de Madrid, les autorités municipales et Pro Helvetia ont financé une exposition-événement d'un excellent artiste suisse, Daniel Garbade, intitulée "Pasajeros".Garbade vit et travaille à Madrid depuis près de quinza ans. Familier du métro, comme le plupart de Madrilènes, il a choisis de peindre (acrylique sur toile) d'impressionants visages, portraits immenses et anonymes qui s'allongent et s´étendent le long du quai de la station de métro "Retiro". Faciès, tantôt blanc et noirs, tantôt en couleurs, tour à tour inquiétants ou résignés qui s'observent et qui ne font que passer. A ne pas manquer si on a la chance de séjourner à Madrid.Le dessin est (et)la verite Extrait d'un text de Ginger Danto, Paris 1992 ....Ce trajet subjectif entre lárt et léxp'erience est autodéterminé, et sa destination revient au point de départ, comme le cercle aboutit a son début. On ne voit dans lárt que ce qu'on a vécu, vrai ou imaginé. Alors on dit:"Ça me rappelle quelque-chose". Eton a l'impression de l'avoir vu. cependent, lëxpédition dans l'oeuvre de Garbade côtoie quelques points de repères: l'humour, le rêve, la communication et l'isolement, la volonté et la résignation. Ses dessins délimitent un terrain thématique où des ^tres en silhouettes abrégées - l'angle du nez, la jambe chaussée - s' interposent, se posent, s'absentent dans le dialogue autour du dilemme de l'art et de la vie. Et ce terrain est fait de peu de choses, quelque brins d'herbes par exemple, ou bien rien - un néant où s'effacent les ombres blanches de la suggestion. Cependent, Garbade ne lâche pas toujours le trait qui sert la silhouette, comme su une fois le dessin achevé, un bout de fil lui restait dans la main. Alors, ce fil d'encre devient symbole propre d'un fil qui s'insère dans l'image, qui empêche un homme volant de s'envoler, un somnambule de s'évader, deux êtres de s'approcher ou de trop se séparer... Ce fil conducteur de l'Art entreprend alors un rôle actif, intégré dans le dessin. Ainsi Garbade unit l?acte de création avec límage crée. Et lui-même? C'est peut^tre son autoportrait, l'artiste méditant, assis sur un tas de linges en formes de sapins, Il appelle se dessin:"Ma forêt de papiers". Est c'est la chose la plus vraie qui'il puisse dire. | ||