.....Ce
trajet subjectif entre lárt et léxp'erience est autodéterminé,
et sa destination revient au point de départ, comme le cercle aboutit a
son début. On ne voit dans lárt que ce qu'on a vécu, vrai
ou imaginé. Alors on dit:"Ça me rappelle quelque-chose".
Eton a l'impression de l'avoir vu. cependent, lëxpédition dans l'oeuvre
de Garbade côtoie quelques points de repères: l'humour,
le rêve, la communication et l'isolement, la volonté et la résignation.
Ses dessins délimitent un terrain thématique où des ^tres
en silhouettes abrégées - l'angle du nez, la jambe chaussée
- s' interposent, se posent, s'absentent dans le dialogue autour du dilemme de
l'art et de la vie.
Et
ce terrain est fait de peu de choses, quelque brins d'herbes par exemple, ou bien
rien - un néant où s'effacent les ombres blanches de la suggestion.
Cependent,
Garbade ne lâche pas toujours le trait qui sert la silhouette,
comme su une fois le dessin achevé, un bout de fil lui restait dans la
main. Alors, ce fil d'encre devient symbole propre d'un fil qui s'insère
dans l'image, qui empêche un homme volant de s'envoler, un somnambule de
s'évader, deux êtres de s'approcher ou de trop se séparer...
Ce
fil conducteur de l'Art entreprend alors un rôle actif, intégré
dans le dessin. Ainsi Garbade unit l?acte de création avec
límage crée. Et lui-même? C'est peut^tre son autoportrait,
l'artiste méditant, assis sur un tas de linges en formes de sapins, Il
appelle se dessin:"Ma forêt de papiers".
Est
c'est la chose la plus vraie qui'il puisse dire.